Israël a tué au moins quatre Palestiniens dans la bande de Gaza, un nouveau signe que le régime de Tel-Aviv n’est pas disposé à respecter les termes du cessez-le-feu conclu il y a un an et qui visait à mettre fin à sa guerre génocidaire contre le territoire palestinien assiégé.
Des médecins à Gaza ont déclaré mardi qu’un couple vivant dans la ville de Gaza avait été tué lors d’une frappe aérienne israélienne sur un immeuble situé dans le centre de la ville.
Un garçon de 17 ans à Khan Younès, dans le sud de la bande assiégée, et une autre personne dans la banlieue de Zeitoun, située à l’est de la ville de Gaza, ont été tués par des tirs israéliens, selon des informations.
L’agence de presse palestinienne WAFA a indiqué que l’armée israélienne a également mené des attaques d’artillerie dans d’autres zones au sud de Khan Younès, mais qu’il n’y a pour l’instant aucun bilan concret de victimes.
Selon les médias, les attaques israéliennes se sont nettement intensifiées à Gaza dans la nuit de vendredi à samedi et jusqu’aux premières heures de ce mardi 20 octobre.
Les attaques ont causé des destructions massives dans les zones résidentielles, tandis que des drones et des avions de chasse israéliens survolaient et bombardaient les zones centrales aux premières heures de mardi.
Le Hamas, mouvement de résistance palestinien, a fermement condamné les nouvelles attaques israéliennes. « Les attaques successives et les meurtres quotidiens de civils de Gaza révèlent la volonté du régime israélien de perpétrer un génocide et de saper l’accord de cessez-le-feu », a annoncé le Hamas.
« L’armée criminelle d’Israël continue de cibler des civils sans défense dans les quartiers résidentiels et les tentes des personnes déplacées, faisant chaque jour davantage de martyrs et de blessés, notamment parmi les enfants », a ajouté le communiqué publié mardi.
Le Hamas a fait remarquer que ces attaques constituent une « violation flagrante et récurrente de l’accord de cessez-le-feu et un mépris des efforts des médiateurs et des États parrains, révélant l’obstination du gouvernement du criminel de guerre Netanyahu à poursuivre son agression et à maintenir notre peuple exposé aux meurtres et au danger. »
Le Hamas a averti que le siège imposé par le régime sioniste et les restrictions sur les fournitures essentielles et l’aide humanitaire aggravaient la situation à Gaza, augmentait les souffrances des familles déplacées et menaçait d’aggraver l’insécurité alimentaire.
Le groupe de résistance a appelé les médiateurs et les États garants à faire pression sur Israël pour qu’il mette fin à ses attaques, respecte l’accord de cessez-le-feu, autorise l’entrée sans restriction de l’aide et des biens essentiels et lève le siège.
Le Hamas a également exhorté l’ONU et les organisations humanitaires internationales à augmenter leurs aides à Gaza, à résister aux pressions israéliennes et à prendre des mesures urgentes pour faire face aux conséquences catastrophiques de la guerre.
Plus de 1 500 personnes ont été tuées depuis que le régime israélien et le mouvement de résistance palestinien Hamas qui contrôle Gaza, ont convenu d’un cessez-le-feu négocié par les pays de la région en octobre 2025 pour mettre fin à une guerre génocidaire israélienne contre Gaza qui avait tué près de 75 000 Palestiniens depuis le 7 octobre 2023.
De nombreux rapports et enquêtes ont démontré qu’Israël viole systématiquement la trêve tout en cherchant à étendre ses atrocités à d’autres régions de la Palestine occupée, notamment la Cisjordanie, où il a permis aux habitants armés des colonies illégales de commettre davantage de violences contre les Palestiniens.
« Nous sommes censés être en période de cessez-le-feu, mais honnêtement, nous ne constatons aucun cessez-le-feu, car la guerre continue, les assassinats se poursuivent et les bombardements n’ont pas cessé », a déclaré Mahmoud Yassin, un habitant de Gaza dont le frère a été tué lors du dernier bombardement de la ville par le régime israélien.